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Par Frédérique Cohignac

15 février 2026 en France on fête les Claude

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Les premières connaissances que j'ai reçues concernant la cellule est que celle-ci serait une des plus petites parties constituant un organisme vivant. On apprenait aussi que chaque cellule effectue des échanges avec l'extérieur. Ainsi les cellules composant les plantes ou celles constituant un tissu humain.

A l'adolescence les êtres humains activent certains processus. Les garçons ont la voix qui mue, les filles voient apparaître leurs règles et pour chacun.e des modifications se produisent à l'intérieur du corps humain.

Ce phénomènes était nommé « différenciation cellulaire » dans mon dictionnaire ordinaire. Il était aussi précisé que les recherches médicales n'expliquent pas complètement ce processus.

J'ai d'abord choisi un titre pour mon mémoire puis il est devenu celui de la deuxième partie: Du vide, espace de différenciation dans trois récits auto-réfléxifs. Après que j'ai posé ma première hypothèse : Le vide serait moteur dans ces trois récits,

Pourquoi pas alors aussi dans d'autres discipline ? J'ai voulu ouvrir pour que d'autres soient intéressé.e.s et prennent aussi cet élément en considération d'où le choix de la formulation.

Cette hypothèse je l'appuie sur des travaux exposés lors d'un colloque auquel j' ai assisté à Cerisy intitulé : Littérature et Arts du vide Les actes du colloque ont été publiés. A retrouver à la rubrique « références » ainsi que tous les autres titres cités ici, soulignés et placés en italique.

La lecture de L'ouvrage de  Xuan Thuan Trinh La plénitude du vide professeur vietnamien enseignant aux U.S.A., en Virginie complétera agréablement et efficacement vos connaissances. C'est un scientifique modéré reconnaissant les limites de sa discipline.

La première partie de mon mémoire est une présentation des trois ouvrages. Je souhaite m'inspirer ou essayer de reproduire la façon dont un professeur d'allemand savait me présenter les ouvrages. Ma problématique s'articule autour de qui parle. La deuxième partie porte sur ce qui est écrit, comment cela est écrit ?. Je souhaite analyser l'emploi des mots et la construction des phrases. . Faire un peu de stylistique, à mon modeste niveau, m'exercer à reconnaître les différentes formes d'argumentation, caractériser ce que j'ai perçu de singulier et rendre manifeste la façon dont les textes se répondent en abordant les questionnements communs auxquels ces trois écrivains font face.

J'ai poursuivi mon étude des trois textes. La façon dont les Littéraires, qu'ils traduisent ou commentent, se sont emparés de cette notion polysémique de vide a beaucoup guidé la suite de mon travail.

Dans un premier texte sur plusieurs essais de Peter Handke je constate que le vide se traverse. Je ne l'ai pas publié. Je le ferai sans tarder à la rubrique Peter Handke sous le titre A Peter Handke en personne. Il ne s'agit évidemment pas de l'interpeller et surtout pas publiquement mais de lui sourire parce que la lecture de ses œuvres m'en donne envie.

Un professeur m'a encouragée et proposé de lire des ouvrages de François Cheng. Hors ce spécialiste expose dans le livre du vide médian et dans Vide et plein le langage pictural chinois les bienfaits d'un bon usage du vide. Laisser le vide s'installer en nous. Le geste alors celui de l'écrivain terme auquel Nathalie Sarraute tenait beaucoup peut être envisagé en tant que geste équilibrant à la fois des énergies, des forces, contenues dans le corps avec des ondes, des impressions ou des idées venues du dehors. En ce sens certains écrits se lisent comme une médiation; le fait de dire peut être perçu comme un acte de compensation. Je reviendrai sur les formidables explications données par Robert Pinget sur ce qu'il ressent. En effet il évoque un « puits artésien » fonctionnant avec le vide et se créant en lui d'où jaillit la voix. Puis il choisit ce qu'il écrit, ce qu'il retient pour nous. Les paroles entendues viennent -elles de l'extérieur ou de l'intérieur ? Il me semble que ce n'est pas aux abruti.e.s me harcelant et me traitant de shizophrène de rédiger à ma place.

Robert Pinget ,lui, a écrit Cette voix dont la lecture a submergé d'admiration et empli d'une joie profonde Raymond Cousse.

 

Après avoir également participé à une petite rencontre organisée autour de la notion d'appropriation en Littérature . J'y ai défendu l'idée que ce terme peut revêtir le sens d'accepter de faire le vide en soi pour recevoir et être à l'écoute de la voix d'un autre. J'y ai expliqué qu'aujourd'hui plus encore que ce ne fut le cas auparavant les gens, le public ne veut pas ni lire, ni écouter. Depuis les années années soixante, dans une société du plein et du Toujours plus pour reprendre le titre d'un ouvrage du célèbre journaliste François de Closets paru en 1982 on refuse la recherche et la satisfaction de cet équilibre. D'autres artistes ainsi la chorégraphe Maguy Marin dans sa performance intitulée Y aller voir de plus près en 2021 expose les limites de cet aveuglement collectif composé d'un trop plein d'explications et d'indications empêchant toute pensée, tout mouvement, toute expression. Les danseurs alors rendent manifeste l'impossibilité de tout mouvement. Ce trop plein ne génère que la colère intérieure, étouffée et donc la violence et la guerre.

Ces trois écrivains Robert Pinget, Peter Handke et Raymond Cousse traversent le vide. Ce faisant ils offrent un chemin. Un chemin qui peut ensuite être emprunté par d'autres. Je devrais écrire offraient mais la Littérature et leurs textes traverseront le temps, j'en suis convaincue. Je le souhaite et c'est pourquoi j'écris quitte à affronter des esprits chagrins.

Peter Brook avait trouvé un joli titre pour un de ses livres témoignant de sa vie de comédien L'espace vide. L'idée m'est venue que peut-être cette scène, cet espace est intérieur aussi.

Le titre de ma troisième partie est : Vers un art de l'attitude ? J'emprunte ce titre à un travail sur l'histoire de l'art Le vide dans l'art du 20 ème d'une professeure chinoise, Shyan Li, ayant enseigné en France à Aix en Provence qui elle-même le tient sans doute d'un linguiste russe. L'étude de la réception des oeuvres étudiées se fera en fonction de ce que j'ai ressenti, de ce que cela m'a fait et avec un cadre théorique que j'ai élaboré pour chacune des parties. L'analyse des dysfonctionnements de la réception qui à l'époque n'était à bien des égards pas satisfaisante pour aller vers une remédiation et une réflexion sur la manière de diffuser ces oeuvres.

J'ai opté pour ce format court lors du choix du titre de mémoire.

 Traverser le vide en compagnie de Monsieur Songe... A l'intérieur de cette étude je développe une réflexion sur les trois récits auto-réflexifs. Il s'agit de comparer l'ouvrage de

 Robert Pinget Monsieur Songe

 avec celui de

Raymond Cousse Stratégie pour deux jambons

en choisissant de prendre appui sur l'ouvrage de

Peter Handke Essai sur le fou de champignons.

Je me suis décidée pour quelque chose de simple mais qui correspond à une problématique d'ensemble. Ma professeure m'avait donné un conseil « partir de plus loin » quand j'avais tendance à entrer directement dans le vif du sujet.

Le titre se dévoile dans son intégralité après avoir ouvert la page.

Cette problématique répond à un autre professeure m'ayant alerté sur le fait qu'en Littérature comparée il faut expliciter les raisons de la comparaison, montrer ce qu'on compare :

Dans quelle mesure Peter Handke et Raymond Cousse sont-ils à même de s'asseoir dans le fauteuil de Monsieur Songe ?

 
 
 

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