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Par Frédérique Cohignac

A Peter Handke en personne

C’est parfaitement injuste « Cette phrase n’est pas de moi » mais bien de Peter Handke, chère Madame la Première Dame de France,sous la protection de laquelle je me place ,pour écrire au fil de la plume ; malgré les circonstances. Vous trouverez le début de ce texte, en cliquant sur l'onglet Peter Handke. Je publie par fragments la suite ici à l'affiche puis je rangerai ces écrits au fur et à mesure dans l'onglet Peter Handke pour faciliter l'accès à la lecture.

Celle-ci fut prononcée, à propos d’une chose ou d’une autre, qui clochait comme on le dit en français, ou qui était à signaler, lors d’un colloque intitulé PETER HANDKE. ANALYSE DU TEMPS organisé à Cerisy-la-salle à l’été 2018. Les actes de ce colloque ont été publiés par Mireille Calle-Gruber, Ingrid Holtey, Patricia Oster-Stierle aux Presse Sorbonne Nouvelle en octobre 2018.


Cette phrase est restée en ma mémoire d’une parce que j’en ai entendu le ton, d’autre part parce que je sais que Peter Handke a d’abord souhaité être avocat, tout comme Robert Pinget.

Ensuite je l’ai gardé pour un premier texte que je n’ai pas osé placer sur mon site, vu l’accueil qu’on me fait partout suite au harcèlement dont je suis victime. « Parfaitement injuste » me fait penser à quelques unes au moins des œuvres littéraires de Peter Handke. On pourrait se méprendre et être d’accord avec l’idée que c’est bien quand l’injustice est associée à quelque chose de l’ordre de la perfection. Mais il n’en est rien car alors ce serait une perfection en apparence, ou bien ce serait seulement parfait pour les uns et pas pour les autres. On est donc dans un registre du dépassement de ce qui se voit, de ce qui saute aux yeux, loin des médiatisations et pourtant au coeur de ce qui se vit au quotidien, de ce qui est ressenti injuste. Voilà ce qui motive sans doute l’écrivain, dans un style et avec une culture bien à lui, singulière. Il fut d’ailleurs lui-même victime pendant longtemps d’être désigné comme un paria, avant de voir enfin son talent reconnu, en 2019 , par un prix Nobel. La sculpture que j’ai choisie dans ce que je considère personnellement comme une sorte de cimetière marin à Ploumanach. Toutes les personnes ayant perdu, ou perdu de vue quelqu’un ou pour qui la séparation d’avec des êtres chers est restée problématique peuvent se recueillir là.


La phrase est restée sur ma page, j’en suis désolée. Pour le harcèlement , c’est beaucoup plus bas. Je reprends ce texte ces jours-ci. Je le publierai par fragments si nécessaire, ainsi que le texte pour Willem qui suivra. En effet la situation internationale et les vols à mon domicile d’objets personnels font que je reste prudente à ma manière . Aujourd’hui même on m’a dérobé mes lunettes, une fois de plus.

Dans le magazine vocable numéro 829 du 26 novembre au 09 décembre 2020 à destination d’un public français s’intéressant aux langues et cultures germaniques vous trouverez un article reproduit du journal allemand « der Spiegel » citant quelques textes du prix Nobel. C’est un bel article et j’en extrais quelques mots en lien avec des essais que je souhaite non pas comparer mais étudier ensemble pour faire entendre l’importance de cette notion de vide en Littérature. A propos du (Versuch über die Jukebox) (1990) ( Zu einer Zeit, als es noch kaum deutsch-sprachige Popliteratur und Dichtung als hehre Angelegenhait gab, war Handke der Rockfan unter den Schreibern.) je ne traduis pas de manière professionnelle donc pas au pied de la lettre. L’idée exprimée est que Peter Handke est depuis longtemps un écrivains très proche des gens, fan de Rock et représentant d’une pop culture. ( bei einer langen Wanderung , auch so ein klassiches Handke-Thema, geht es in Spanien von Jukebox zu Jukebox) Ici l’idée est qu’un des thèmes classiques de l’oeuvre de Peter Handke est le voyage, la ballade, la traversée. Le substanctif ( Wanderung) allemand s’entend en associant un peu de nostalgie. Cette nostalgie est un retour aussi sur soi et le poète Heinrich Heine a écrit un célèbre poème débutant ainsi et intitulé die Lorelei (Ich weiss nicht was es bedeuten soll dass ich so traurig bin) je ne traduis pas car c’est très connu. Dans Monsieur Songe Robert Pinget donne à lire ses carnets et la tristesse est perceptible, j’y reviendrai. A la fin du livre il retrouve un peu le goût de la sociabilité. Peter Handke dans L’Essai sur le fou de champignons. Une histoire en soi est assez triste ou plutôt nostalgique avant d’entreprendre cette traversée de la forêt. Comme nous allons le voir en étudiant l’inkipit.

La sculpture que j’ai choisie à Ploumanach avec le ruissellement de l’eau m’a fait penser à un mur des lamentations. Je ne désignais pas ce mur par allusion au mur des lamentations à Jérusalem et je ne suis jamais allée en Israël. Oui des personnes prient en posant les mains sur des pierres ; d’autres posent des pierres pour marquer l’endroit d’une tombe dans le désert et se recueillent ; d’autres tournent autour d’une pierre. D’autres mangent sur les tombes pour honorer leurs morts et être avec eux. Toute personne devrait avoir le droit au silence et à la prière, à la lecture, à la contemplation.


J’ai dans ma famille à moi , pas celle de mon père, pas celle de mes soi-disant frères et sœurs, la mienne, des personnes en lien avec le papier, les moulins à papier ; et avec les pierres, celles qu’on extrait des carrières. Je ne partage pas, avec personne. Aujourd’hui est le 15 mai et en France les catholiques fêtent les Denise. Je ne fête pas avec eux. Ma tatie est décédée et fut une victime du jugement, de l’arbitraire par des catholiques. Ma tatie n’était pas comptable dans un très grand hôtel

mais s’occupait du protocole, de l’accueil. On a volé son faire -part de naissance. Deux lettres étaient l’une dans l’autre un O et un V.


Dans cette sculpture j’ai été fascinée par l’opposition entre les deux côtés et la complémentarité dans les motifs. Le monument est assez haut et imposant et pourtant on se sent très bien à côté, à la fois protégée et à l’abri. Cette sérénité me faisait ressentir que de l’eau qui coule comme le temps qui passe naît une vie, une pluralité de formes. Le temps a façonné la pierre et laissé une belle empreinte.


Bon appétit à toutes les personnes qui dînent qu’elles aient prié ce matin ou plus tard dans le week-end. A très bientôt

 
 
 

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